Portfolio en Blog van Henk Oldenziel

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18 jun 2012

Les raisons de la débâcle orange

1. La surestimation

Il y a deux ans, les Pays-Bas avaient commencé le mondial contre le Danemark (2-0). Quelques semaines plus tard, après la défaite en finale contre l’Espagne, les joueurs étaient accueillis comme des héros sur un bateau sur les canaux d’Amsterdam, comme les Gullit et van Basten en 1988 après avoir remporté l’Eurofoot. Résultat : les Robben, van Persie et Van Bommel sont tombés dans la facilité, aidé par de bons résultats contre des formations de seconde zone (la victoire en Angeleterre en amical il y a deux mois excepté) et des médias les portant au sommet.

Deux ans plus tard, lors de cet Euro, la défaite initiale contre les amis danois fut fatale. Les joueurs, sans esprit critique envers eux-mêmes, se sont laissé aller, incapables de montrer la solidarité de 2010. Ils furent les garçons dansun groupe d’hommes danois, Portugais et Allemands.

2. La méforme

Marco van Basten avait raison : peu avant l’Euro, il avait déclaré que trop peu de joueurs étaient en forme. Mis à part Huntelaar et Van Persie, meilleurs buteurs dans leurs championnats, l’équipe n’était pas au mieux, les résultats amicaux de ces derniers mois en attestaient. Affelay n’avait pas joué un match à Barcelone, Sneijder pas beaucoup plus à l’Inter, Robben trainait son spleen, Van Bommel, lui, est tout simplement trop vieux. Les défenseurs Heitinga et van der Wiel sont passés à coté du tournoi. Et comme leurs remplaçants n’ont pas vraiment le niveau…

Cet Eurofoot est arrivé au mauvais moment pour les Pays-Bas. Mais cet échec cinglant aura au moins le mérite de clarifier les choses, surtout en défense. Et les nostalgiques de regretter les Stam et De Boer, génération bien meilleure mais qui n’a jamais passé en finale. Chercher l’erreur…

3. Choix discutables du coach, manque de profondeur

En manque de défenseurs de qualité, Bert van Marwijk a appelé le jeune Retro Willems (18 ans, PSV Eindhoven) à la rescousse pour remplacer le latéral gauche Erik Pieters, blessé à la cheville. Mal lui en a pris : car si le jeune homme a fait ce qu’il a pu, il n’était tout simplement pas assez fort pour ce niveau. N’aurait-il pas fallu le protéger et ne pas l’aligner ? Khalid Boulharouz, même s’il n’a pas beaucoup joué cette saison, aurait, de par son expérience, été une bonne alternative.

Un tantinet trop conservateur, Bert van Marwijk aura également commis l’erreur de frustrer des remplaçants en continuant à titulariser des joueurs qui ne donnaient pas satisfaction, qui n’apportaient rien dans le jeu, tel Affelay. Quant a la discussion Huntelaar – van Persie, elle a été un non-débat. On ne peut pas demander l’impossible à des joueurs qui ne jouent pas à leur position de prédilection (van Persie) et qui en plus ne sont pas servis (Huntelaar et van Persie)…

Enfin, le bon Bert ne manque-t-il un peu de psychologie ? Il parait qu’il discute peu avec ses joueurs. Un bon coach sait créer l’unité, même lorsque les choses ne tournent pas rond. Les échos néerlandais ne sont pas les plus faciles à maitriser certes, et il est usurpé de mettre en cause un système (4-2-3-1) qui a fait merveille pendant trois ans et demi. Pourtant, ce furent les choix tactiques qui ont crée des tensions auprès des joueurs, qui ne jouent pas (tous) dans leur position favorite.

4. Le tirage au sort

Tant le tirage au sort avait été bon lors de la CDM 2010 avec Le Danemark, le Japon et le Cameroun, un 1/8 contre la Slovaquie et une demi-finale contre l’Uruguay, tant il a été terrible à cet EURO. En lui offrant trois pays du top 10 (en comparaison, le groupe A a l’air d’une division inférieure), dont son meilleur ennemi et sa bête noire, Marco van Basten n’avait pas eu la main heureuse pour son pays en novembre. On ne lui en voudra pas, ce n’est pas lui qui a mis les pays organisateurs dans le même pot (le premier) que l’Allemagne et les Pays-Bas lors de ce tirage, donnant à l’Ukraine et la Pologne un double avantage (jouer a domicile et tirage favorable) et des groupes déséquilibrés…. Il a fallu toutefois que ‘cela tombe’ une nouvelle fois sur les ‘Oranje’, qui étaient dans le groupe de la mort pour la quatrième fois de suite. Ce n’est pas une excuse, mais un fait.

5. La loi des séries

Mis à part l’Allemagne en 1988, jamais depuis 1980, une équipe européenne finaliste de la CDM a franchi la phase des poules de l’EURO suivant. Les Pays-Bas sont en bonne compagnie : la même mésaventure était arrivée à la France en 2008, à l’Allemagne en 2004 et à l’Italie en 1996. Et si on se fait humilier, autant le faire bien, avec un zéro pointé. Et signe d’espoir, l’Italie avait été éliminé dans la phase de poules en 2004 avant de devenir champions du monde deux ans plus tard. Avec une génération vieillissante, comme les Néerlandais le seront dans deux ans…

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