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7 jun 2012

Pays-Bas: pour van Marwijk, le système de jeu est sacré

Le 4-2-3-1 des ‘Oranje’ fait merveille depuis quatre ans. Instauré en 2008 sous l’ère van Basten, il a été repris par Bert van Marwijk. Mais est-il adapté aux joueurs ?

C’est Don Marco lui-même qui a allumé la mèche. Consultant à la chaine commerciale SBS6, qui diffuse les matches amicaux de l’équipe nationale, l’ancien sélectionneur (2004 – 2008) reprochait à son successeur de privilégier le système au lieu des qualités des joueurs. ‘Il place des joueurs  comme des pions dans le système, alors que cela devrait être le contraire’.

Aux pays des 16 millions de sélectionneurs, on prend l’avis des anciennes vedettes au sérieux. Surtout de celui qui a offert au pays son seul trophée, en 1988. Chaque commentateur, chaque chroniqueur y va de sa théorie. Jusqu’à agacer certains joueurs et le sélectionneur lui-même : mais entre entendre et écouter, il y a un pas qui n’est pas franchi.  Devant une défense au pied d’argile, il faut un deuxième filet : à savoir le duo Van Bommel-De Jong, récupérateurs plus que créateurs (même si le premier nommé a des pulsions offensives).  Devant eux, trois joueurs offensifs (Robben, Sneijder, Affelay) censés servir un attaquant de pointe (Van Persie).

Des voix s’élèvent pour enlever un de ses récupérateurs au profit d’un joueur plus offensif (Van der Vaart) pour plus de liaison entre les lignes. Ou alors de mettre Sneijder sur la gauche (à la place d’Affelay), Van Persie en ‘10’ et Huntelaar devant. Ou encore mettre Robben sur la gauche pour lui forcer à donner des passes, car sur la droite, il a trop tendance à jouer l’égoïste avec son pied gauche magique…

Avec les meilleurs buteurs de la premier league (Van Persie) et de Bundesliga (Huntelaar), Van Marwijk a un problème de luxe. Et c’est Huntelaar qui trinque, l’attaquant de Schalke ne cachant pas sa frustration : ‘C’était décidé d’avance, je n’ai jamais eu véritablement ma chance’, se plaignait-il la semaine dernière. Robin van Persie est, lui, heureux de la présence d’Ibrahim Affelay, qui donne plus de profondeur au jeu des ‘Oranje’. ‘C’est rare d’avoir une telle entente avec un joueur’, a-t-il dit.

Le choix pour Van Persie en avant-pointe de l’attaque semble logique : Huntelaar est un finisseur et très dépendant de l’apport de ballons, alors qu’un joueur technique comme van Persie participe plus au jeu, réduisant ainsi l’écart avec les trois joueurs derrière lui, tout en étant capable, par un exploit individuel, de trouver le chemin des filets. Et tant pis pour le sondeur vedette Maurice de Hond : selon une de ses enquêtes, 80% du peuple aimerait voir Huntelaar titulaire, avec ou sans van Persie à ses cotés. Et tant pis pour la statistique qui veut qu’en qualification, Huntelaar marquait deux fois plus rapidement (toutes les 97 minutes) que son concurrent…

Le système étant ce qu’il est, reste à voir dans quelle forme les ‘Oranje’ vont aborder le tournoi. Sneijder sort d’une saison difficile avec l’Inter, Affelay n’avait pas joué au Barca depuis plus de six mois avant de débarquer chez les ‘Oranje’. Pourtant, c’est en lui que sont placés les plus grands espoirs pour satisfaire aux exigences de la fédération néerlandaise : une demi-finale.

–> Selon un sondage de Maurice de Hond, 28% du peuple néerlandais pense que le parcours des ‘Oranje’ s’arrêtera en demi-finale. 24% pense que l’équipe passera pas la phase des groupes.  18% quart de finale, 7% finaliste et 18% vainqueur. Des statistiques qui s’expliquent par la présence dans le groupe de la mort avec deux ennemis (Allemagne et Portugal) et un eventuel quart de finale plus ‘facile’ contre un membre du groupe A.

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