Portfolio en Blog van Henk Oldenziel

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1 jan 2018

Comment une église s’est transformé en théâtre

L’abandon de batiments religieux constitue une occasion en or pour d’autres acteurs de la société. Telle l’école de théâtre chaux-de-fonnière Evaprod, qui a fait du Temple des Abeilles un théâtre. Visite.

Le Temple des Abeilles se situe droit dans le plan damier qui fait l’authenticité des rues de La Chaux-de-Fonds. Son clocher se distingue loin à la ronde. L’hiver est là :pour atteindre le batiment, je dois tout d’abord me frayer un chemin dans les tas de neige lourde  sur les escaliers et la place. Le premier Noël blanc en six ans dans les Montagnes Neuchâteloises me donne un peu d’exercice.

Une fois la grande porte en bois ouverte, on entre dans un autre univers de ce que l’on pourrait imaginer. Un foyer avec table d’acceuil et bar tend les bras au visiteur. Dans les coulisses du désormais théâtre, je rencontre Jacinth Margarith, une des deux propriétaires de l’association EvaProd, qui acheta l’église en 2016. ‘La paroisse avait quitté les lieux en 2013, la communauté n’avait pas les moyens de réparer des vandalisations subies’, raconte l’homme de théâtre. L’occasion fait le larron.

Depuis, presque plus rien ne rappelle que l’on se trouve dans batiment religieux. ‘La ville manque de salles. Le théâtre de la ville est trop petit et trop cher, ce qui fait que l’on devait souvent aller dans des villages de la région. Pas idéal pour fidéliser le public’, explique Margarith dans les coulisses du théâtre,. Le résultat: un podium de 10 mètres de large (contre 7 au théâtre de la ville,  l’Heure Bleue), un podium inclinable et une utlisation multi-fonctionelle (on peut louer la salle). ‘Nous pouvons ainsi donner notre propre direction , tant au niveau créatif que fonctionnel’.

Malgré toutes les transformations – qui portent atteinte à l’authenticité du batiment religieux, diraient certaines langues critiques -, le batiment n’a pas perdu son âme. Margarith : ‘Il s’agit toujours d’un lieu de rassemblement, où l’on raconte une histoire. Il y règne une paix, une énergie positive.’.

Cette énergie est grandement nécessaire pour les travaux encore en cours. Alain Jacot, acteur mais également homme logistique, m’emmène pour une visite guidée plus ‘technique’ du batîment : Le podium se trouve en face de l’ancien autel pour avoir de la place pour les coulisses. ’Une rose (‘rosette’ en terme populaire) dans la fenêtre à l’arrière des tribunes rappelle que l’on se trouve dans une église. Des fresques sur l’èxtérieur de l’église ont été ‘déplacés sur le mur de l’autre côté du foyer. ‘A contre-cœur de l’artiste, qui a voulu de l’argent. Tout est protégé’.

Les transformations coûtent 1,5 millions de Francs, dont 1 millions sont déjà dans les caisses de l’association. Par des donateurs et des organisations soutenant la culture, telle la loterie romande. ‘Aucune aide de l’Etat’, s’insurge Jacot contre de la commune, en proie à des problèmes financiers. Et beaucoup d’objets de seconde main : les sièges de l’ancien cinéma Corso servent ainsi pour le haut de la tribune.

Le plus cher constitue néanmoins la mise au nouvelles normes de sécurité. De nouvelles toilettes, une nouveau chauffage (‘l’ancien faisait trop de bruit’) ou une pente pour chaise roulantes à l’entrée du foyer, ‘déjà trop raide, mais passable’, selon Jacot . Sous le toit de l’eglise, une nouvel étage a été réalisé, encore ‘sqélettique’ – on n’y voit que sol, poutres et toit – mais qui sera utilisé pour stocker masques et costumes des 150 élèves que compte l’école de théâtre et de comédie musicale.

Pour plus d’informations sur le Temple des Abeilles, les prochaines représentations, cliquez ici.

 

 

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