Portfolio en Blog van Henk Oldenziel

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1 sep 2017

Quand la montagne inspire l’art nouveau

L’Art nouveau connait de nombreuses facettes : à La Chaux-de-Fonds, il se conjugue en style sapin, utiliser des éléments de la nature dans la décoration. Visite. 

De prime abord, il ne se passe pas grand-chose dans cette cité industrielle de 38 000 âmes . Un centre-ville ordinaire, avec un hôtel-de-ville, une place du marché et un centre commercial vitrée appelée métropole-centre ainsi qu’une avenue Léopold-Robert que les habitants aiment à appeler leur ‘Pod’. Silence.

Mais dès que l’on sort des sentiers battus, on y découvre des trésors inattendus.  Fait étonnant sont ces rues parralèles et perpendiculaires, selon un plan damier. De première vue, une solution de reconstruction facile, ‘à l’américaine’ après un incendie qui a ravagé la ville en 1794. Mais il répond à une  idée bien définie :  les maisons en béton au toit pointu construit le long de la pente, avec les rues au nord et les jardinsau sud, comme l’avait imaginé Junod, un ingénieur de l’époque.  La lumière du soleil était un bien précieux : il éclairait les ateliers dans lesquels les horlogers faisait leur travail.

Et puis, au 19e siècle s’y fonda un art : sous la férule de Charles l’Eplattenier, qui fonda une école à cet effet : le style sapin. Notre guide Florianne Jeanduppeux explique :  ‘Tout d’abord, on ornait les bracelets des montres, avant qu’il ne deviennent trop petits et donc qu’il a fallu trouver un autre moyen’. Le style sapin, inspiré de la nature environnante. Ses éléments sont visibles partout : un escargot dans le bouton d’une porte, des feuilles et sapins peints sur le mur, sur les lampes : aucun espace n’était épargné. Sans oublier le coup de fouet, les ornements rond dans les  barrières des cages d’escaliers.

Le style connaissait son école : fondé par L’Eplattenier. Un de ses élèves les plus connus était Charles-Edouard-Jeanneret, plus connu sous le nom du Corbusier, natif de la ville, et qui y a fait construire une maison pour ces parents au début du siècle dernier, plus connu sous le nom de ‘maison blanche’, que l’on peut visiter depuis sa restauration en 2005.

L’école de lÉpplatenier était surtout destiné aux hommes, mais il y avait des exceptions, des feministes avant l’heure :  Marie-Louise Goering (1876 – 1973) était du type ne pas se laisser faire, refusait de se soumettre aux règles de l’art : elle fit son entrée dans l’école en 1906.

Une attitude qui plut bien à Rodolphe Spillman, horloger de la ville, avait l’habitude d’engager des artistes en vogue Goering put décorer une partie de la ‘Maison Spilmann’, sis au nord-ouest de la ville, à la Rue du Doubs, et que nous avons la chance de pouvoir visiter. Les initiales de l’horloger ornent la barrière d’entrée : à l’intérieur, un ancien atelier d’horlogerie, avec ses grandes fenêtres propice à la lumière, et le fameux ‘Salon bleu’ art nouveau, avec ses ornements de gentianes, sapins, feuilles et autres élements sur les murs, plafonds, sols et vitraux. Comme si on se promenait dans une forêt jurasienne, l’odeur en moins.

La visite se termine dans un autre endroit ‘ravagé’ par le style sapin :la salle des cérémonies du crématoire de la ville. Encore un endroit étonnant : une grande et lourde porte doré nous y donne accès, et chaque élément y est décoré : non seulement de l’art nouveau, mais également le thème de la mort, de la séparation, le mal, la paix et le silence. ‘Un style qui appartenait à l’élite’, nous explique la guide.  D’où peut-être également l’absence de symboles religieux.

L’auteur a habité à La Chaux-de-Fonds entre 1990 et 2001 et y revient régulièrement. 

*Visite rendue possible par le centre de l’urbanisme horloger.

 

 

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