Portfolio en Blog van Henk Oldenziel

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19 jan 2012

Quatre heures de transactions pour quatre ans de galère…

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Quatre heures. C’est le temps qu’a duré la transaction entre Silvio Bernasconi et Bulat Chagaev à Genève, au printemps dernier.  L’ancien président l’avoue lui-même dans les colonnes de l’Impartial-Express du 11 mai dernier. 

Nous nous sommes rencontrés un jeudi, à 16h, chez Bulat Chagaev. Je suis reparti à 20h et mes avocats ont préparé les documents. Le lendemain, c’était signé!’. Un jeudi qui, peut-être malgré lui pour l’ex-president, est devenu tristement historique pour Neuchâtel Xamax. Car, et même si on ne le savait pas encore à ce moment-là, Silvio Bernasconi s’était fait rouler dans la farine par le Tchétchène. Naïvement.

Ne s’octroie-t-on pas un délai de réflexion apres avoir rencontré un repreneur potentiel? Homme d’affaires au nez (pas) fin, Bernasconi aurait du se méfier des promesses de Chagaev. Il ne pouvait décemment pas vendre le club en quelques heures à un etranger inconnu. Si quelqu’un veut utiliser cette méthode rapide pour sa voiture, pour sa maison, ca le regarde. Mais Xamax est une institution publique: le porte-drapeau du sport neuchâtelois, qui a fait connaitre la région dans tout l’Europe – j’en sais quelque chose, moi qui habite depuis une dizaines d’années a Utrecht/Pays-Bas  -, qui était dans le cœur des gens, des supporters et d’énormément de sympathisants obtenus durant les années 80 et 90. Un club qui constituait un exemple pour la jeunesse.

Neuf mois plus tard, c’est la désolation, la tristesse. Celle de voir Neuchâtel Xamax rayé de la carte du football professionnel helvétique. Tous ceux qui aiment le club ont eu le tort non pas de croire en un fantasque personnage Tchétchène – ce n’était pas de la naïveté, mais de l’impuissance – mais en un constructeur du canton, devenu imposteur – malgré lui ? – et par ailleurs seule personne qui a tiré des bénéfices de son passage à Xamax.  A travers un superbe stade qui aujourd’hui, ne sert plus à grand-chose…

L’avenir? Espérer que les pouvoirs politiques et sportives tirent les enseignements pour éviter ce genre de gâchis à l’avenir. En prenant exemple sur l’Allemagne, par exemple, là où un investisseur ne peut pas avoir plus de 49&% des actions d’un club et doit s’y connaitre en foot. Et, pour le supporter xamaxien, s’armer de patience qui est, parait-il, la mère des vertus. Si Xamax coule en ligue interregionale, il faudra attendre théoriquement quatre ans pour voir du rouge et noir dans l’élite du football suisse. Quatre ans de galère à cause de quatre heures de transactions. Bon vent, Xamax !

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